Exposition - L'idéal féminin

Exposition : L'idéal féminin, 60 ans de créations

Exposition - L'idéal féminin - Meaux

Sculptures et Sanguines
Par Jacques COQUILLAY

« Mon professeur aux beaux-arts de Paris, Marcel Gimond, me transmit un savoir-faire ancestral. Il était un austère Ardéchois protestant et nous disait que l’on rentre en sculpture comme on entre en religion. Il est vrai que chaque matin, quand je revêts ma blouse de sculpteur, j’ai l’impression d’enfiler mon habit sacerdotal.»
Jacques Coquillay

Sculpteur, peintre officiel de la marine, Jacques Coquillay a débuté son très riche parcours artistique en 1955. Fidèle à la formation classique qu’il a reçue de ses maîtres, il s’est particulièrement attaché à la sculpture figurative dont les racines européennes plongent dans l’antiquité grecque et romaine. Son sujet de prédilection est Eve plutôt qu’Adam. Dans son œuvre, Il donne vie à des corps pétris de ses mains et refait jaillir, à chaque nouvelle sculpture, Vénus de son écrin d’écume.

Grâce à sa parfaite maîtrise de la technique et une rigueur absolue, Jacques Coquillay se met inlassablement en quête du Beau. Son parcours artistique lui est propre, car on ne peut l’assimiler à aucun de ses prédécesseurs, ni à aucune école particulière. Son œuvre est tout simplement représentative de l’essence même de l’art sculptural, tel que la culture européenne l’a hérité et adopté depuis l’antiquité.

La sculpture occupe toujours de nos jours une place considérable dans la création artistique contemporaine et, par le biais de commandes officielles, elle continue de marquer et d’embellir l'environnement urbain et l’espace public. Dans ce contexte, l’œuvre de Jacques Coquillay nous permet de méditer sur le rapport sensitifs que nous entretenons aujourd’hui avec cette branche majeure de l’art, même si comme l’écrivait Denis Diderot au siècle des Lumières : « On ne retient presque rien sans le secours des mots, et les mots ne suffisent presque jamais pour rendre précisément ce que l'on sent ».